JE CHANTE
(CH TRENET/CH TRENET PAUL MISRAKI 1937)

JE CHANTE


Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante sur mon chemin
Je chante,
je vais de ferme en château
Je chante pour du pain
Je chante pour de l'eau

Je couche
La nuit sur l'herbe des bois
Les mouches
Ne me piquent pas
Je suis heureux, j'ai tout et j'ai rien
Je chante sur mon chemin

Les elfes
Divinités de la nuit,
Les elfes
Couchent dans mon lit.
La lune se faufile à pas de loup
Dans le bois, pour danser,
Pour danser avec nous.

Je sonne
Chez la comtesse aujourd’hui
Personne,
Elle est partie,
Elle n'a laissé qu'un plat d'riz pour moi
Me dit un laquais chinois

Je chante
Mais la faim qui me poursuit
Tourmente mon appétit.
Je tombe soudain au creux d'un sentier,
Je défaille en chantant et je meurs à moitié
"Gendarmes,
Qui passez sur le chemin
Gendarmes, Je tends la main.
Pitié, j'ai faim, je voudrais manger,
Je suis tout léger... léger..."

Au poste,
D'autres moustaches m'ont dit,
Au poste,
"Ah ! Mon ami,
C'est vous le, le chanteur, le vagabond ?
On va vous enfermer... oui, votre compte est bon."
Mais Ficelle, tu m'as sauvé de la vie,
Ficelle, sois donc bénie
Car, grâce à toi j'ai rendu l'esprit,
Je me suis pendu cette nuit... et depuis...

Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante sur les chemins,
Je hante les fermes et les châteaux,
Un fantôme qui chante, on trouve ça rigolo

Je couche,
La nuit sur l’herbe des bois,
Les mouches
Ne me piquent pas
Je suis heureux, ça va, j'ai plus faim,
Et je chante sur mon chemin



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